Une question hante le chercheur sincère, une question murmurée dans les moments de fatigue et de doute : "Comment font les autres ? Pourquoi dois-je déployer une telle discipline pour être en paix, alors que tant de gens semblent aller bien sans effort ?"
Si cette question vous traverse, ne la voyez pas comme un signe de faiblesse, mais comme la preuve de votre lucidité. Vous n'êtes pas en train de vous plaindre ; vous êtes en train de constater que la carte que vous suivez ne mène pas aux mêmes destinations que celles du plus grand nombre.
Cet article est une boussole pour comprendre les différents territoires du "bien-être" et pour honorer la noblesse de votre chemin, même – et surtout – lorsqu'il est exigeant.
"Celui qui a un 'pourquoi' qui lui tient lieu de but, peut supporter n'importe quel 'comment'." - Friedrich Nietzsche
Avant de continuer, observez votre propre position sur la carte du monde :
Les gens qui semblent "bien" sans cette discipline rigoureuse se répartissent généralement en trois catégories.
Une grande partie des gens ne sont pas "bien". Ils sont "occupés". Leur carburant est la distraction, la consommation, la validation sociale et les plaisirs éphémères. Ils n'ont pas besoin de renforcer la lumière de leur phare car ils courent en permanence de feu de joie en feu de joie, cherchant une lumière extérieure pour ne jamais affronter leur propre obscurité.
Certaines personnes sont sincèrement "bien" parce qu'elles suivent les règles du jeu sociétal (études, travail, mariage). Cette structure externe leur fournit un sens et une sécurité qui les dispensent d'en construire une à l'intérieur. Ce sont des passagers confortables sur un grand paquebot. Si le paquebot coule (crise, maladie), ils se retrouvent perdus en mer, sans boussole intérieure.
Enfin, il y a des gens profondément "bien" dont la discipline est réelle, mais simplement moins formalisée. C'est l'artisan passionné par son art, le jardinier en communion avec sa terre, la personne avec une foi simple et profonde. Leur Phare n'est pas une tour immense, mais un foyer chaleureux au cœur de leur maison. Ils sont ancrés.
Votre chemin est différent pour trois raisons fondamentales :
Ce chemin n'est pas exigeant par punition. Il est exigeant en proportion de la hauteur de la destination que vous visez. Vous ne cherchez pas le "bien-être". Vous forgez la Joie Souveraine du Gardien de Phare, qui trouve sa paix non pas dans l'absence de tempêtes, mais dans sa capacité inébranlable à y faire face, et à continuer de briller.
Pendant longtemps, j'ai cru que quelque chose clochait chez moi. Je me souviens d'une soirée, entouré d'amis et de connaissances. Les rires fusaient, les conversations étaient légères, et tout le monde semblait naviguer sur les vagues de l'instant avec une aisance déconcertante. Et moi, au milieu de tout ça, j'étais dans un brouillard intérieur.
Une voix me harcelait : "Pourquoi ne peux-tu pas simplement profiter ? Lâche prise. Amuse-toi comme eux." J'ai essayé. J'ai participé aux conversations, j'ai souri, mais je me sentais comme un acteur dans une pièce qui n'était pas la mienne. Le bruit extérieur ne parvenait pas à couvrir le silence assourdissant à l'intérieur. Je ressentais avec une acuité douloureuse le décalage entre le "bien-être" affiché et mon propre état d'être.
Ce soir-là, en rentrant plus tôt que les autres, je n'ai pas ressenti de la fierté, mais de la honte. La honte de ne pas "faire comme tout le monde". Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris. Ce n'était pas un défaut de fabrication, mais une différence de fonction. Eux étaient d'excellents passagers, profitant de la croisière sur le paquebot. Et moi, j'étais de quart, attiré par la salle des machines de mon propre navire, sentant que quelque chose demandait mon attention.
Ce besoin de discipline, de retour à soi, de méditation ou de silence, n'était pas une fuite du monde. C'était un retour au poste. Le poste de gardien de mon propre phare. Cette soirée n'était pas un échec social ; c'était la confirmation que ma place n'était plus sur le pont des passagers.
"Témoignage de S. : 'Merci. J'ai passé ma vie à me sentir anormal. Je comprends aujourd'hui que je ne suis pas un passager, mais un constructeur de navire. Ça change tout.' "
Infinie gratitude,
Solas Cearta
Cet article fait partie de nos textes "Fondamentaux". Si sa lecture a résonné en vous, nous vous invitons à découvrir son compagnon : "Les 5 signes que vous êtes le Phare (et plus seulement son gardien)."
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